|

04/02/2006, 04h57
Je suis totalement d'accord avec le post de Grinta: Les MotoGP sont limitées en freinage par la hauteur de leur centre de gravité et non par l'adhérence de leur pneu avant.
C'est une faille dans la conception de ces motos qui m'étonne depuis bien longtemps, au même titre que l'absence de recherche d'une portance aérodynamique négative, pourtant possible sur une moto.
J'ai le sentiment que les ingénieurs déploient toute leur énergie pour des améliorations de détail concernant une conception générale totalement désuète. En clair, on préfère tirer la quintescence d'une technologie dépassée plutôt que de faire évoluer la conception générale d'une moto selon les critères d'efficacité dont on a besoin.
Je suis conscient de la difficulté d'innover et de ce qu'elle implique.
Par exemple, tous les constructeurs sont obligés d'avoir la même hauteur de centre de gravité.
Pourquoi?
Tout simplement parce que les pneumatiques sont conçus pour avoir un rendement optimum pour un angle d'inclinaison donné. Si on abaisse le centre de gravité, l'angle pris par la moto pour un virage et une vitesse donnés devient plus important, rendant les caractéristiques des pneumatiques inadaptées.
C'est vrai que nos partie-cycles sont peu performantes par rapport à une monoplace et notre handicap ne pourra jamais être comblé totalement.
Mais il manque à la moto des concepteurs de génie comme il y en a eu dans l'automobile: André Citroën, puis, dans le domaine de la compétition, Colin Chapman, ont révolutionné la conception automobile.
Le créateur des Lotus, en particulier, avait tout compris concernant les chassis, les suspensions et l'aérodynamique au point que ses techniques sont plus que jamais d'actualité quarante ans plus tard.
Le problème de la moto de compétition est qu'elle n'a jamais vécu sa révolution technique. On se contente d'améliorer un peu chaque année une conception de plus en plus décalée par rapport à l'évolution extraordinaire des pneumatiques.
Aujourd'hui, s'il est vrai que les performances des motos sont limitées par les possibilités d'adhérence de nos pneus, dans bien des domaines, elles n'exploitent pas toutes les qualités des enveloppes de compétition.
Le MotoGP deviendrait encore bien plus passionant si un constructeur se décidait à ouvrir une nouvelle voie.
Peut-être BMW sera t-il ce constructeur, s'il se décide enfin à se lancer dans l'aventure du MotoGP.
Salut à tous!
|