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Re : Olivier JACQUES n'est plus pilote titulaire ! -
22/06/2007, 11h53
Une interview d'Olivier Jacques dans Libération.
Après mûre réflexion, Olivier Jacque, dit OJ ou encore Tintin, champion du monde 250 cc en 2000 a annoncé, jeudi, qu’il coupait définitivement le moteur et mettait un terme à sa carrière. À 33 ans, le pilote, qui avait repris le guidon cette saison, ne veut plus prendre de risques. Il s'en explique pour liberation.fr
Vous aviez arrêté pendant un ans et vous disiez être heureux de revenir aux affaires. Que s’est-il passé ?
En fait j’ai connu beaucoup de chutes et de blessures graves. Ça m’a fait réfléchir. Je n’étais plus en accord avec la moto, je roulais trop sur la défensive et j’avais toujours une appréhension face à la chute. Et souvent, chute signifiait hôpital. Je ne voulais pas compromettre l’équipe, je ralentissais Kawa (Kawasaki, ndlr). On en a parlé après Barcelone, on a convenu que c’était mieux que j’arrête. C’est vrai, j’étais super enthousiaste en début d’année mais je ne m’attendais pas à chuter autant. En seulement un mois et demi, j’ai eu trop de problèmes. Mon corps me dit stop, j’en ai pris trop pendant ma carrière. Les feux sont tous au rouge. De toute façon, je savais qu’il ne restait plus qu’un ou deux ans. L’échéance est assez courte pour un pilote moto. On est très rapidement remplacé par des jeunes.
Que comptez-vous faire maintenant ?
Je reste toujours dans la moto mais de l’autre côté de la barrière. Je serai conseiller technique et pilote de développement pour Kawasaki. Je serai sur les courses et je donnerai mon avis. Et ça me convient parfaitement.
Quel souvenir garderez-vous de ces années au guidon ?
Excellents. Peu importe les moments difficiles, j’ai vécu des moments extraordinaires. Comme ce titre en 2000 (OJ devient champion du monde en 250cc avec le team Chesterfield Yamaha Tech 3, ndlr). C’était une chasse au titre et on a réussi avec Tech 3. Ou encore ce podium en Chine, en 2005 (Appelé pour remplacer Alex Hofmann, il se classe deuxième derrière Valentino Rossi, ndlr). Je n’aurais jamais pu imaginer ça. Mon bilan est très positif.
Vous n’allez pas regretter ?
Bien sûr il y aura toujours un petit pincement au cœur. Par exemple, vendredi matin, j’étais prêt à mettre mon cuir et mon casque, mais ça c’est fini. En plus, il pleut à Donington ce qui signifie une possibilité de se placer (OJ a réalisé son exploit à Shanghaï sous un véritable déluge, ndlr). Je continuerai malgré tout à vivre des moments forts, mais différemment.
A mon souvenir, il me semble qu'Olivier est quand même le pilote français le plus médiatique, c'est le seul ou la "grande" presse s'intérresse.
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