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Re : Olivier JACQUES n'est plus pilote titulaire !
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Par défaut Re : Olivier JACQUES n'est plus pilote titulaire ! - 22/06/2007, 19h05

Le Républicain Lorrain du
vendredi 22 juin 2007
Jacque : « Je rends les armes »
Olivier Jacque, l'ancien champion du monde, a annoncé hier sa retraite sportive. Vaincu par les blessures et ses propres « appréhensions ».


Il est dix-huit heures, hier, sur le circuit de Donington. Olivier Jacque vient d'en finir avec la plus éprouvante des conférences de presse données au cours de sa plantureuse carrière. Une conférence destinée à annoncer qu'il ne courrait pas le Grand Prix d'Angleterre, ce week-end, et qu'il ne remonterait plus sur une machine en compétition. Fin de parcours. Retraite sportive. Carillons de portable, messages en rafales. Ému, le pilote lorrain, champion du monde 250 cc en 2000, prend le temps de se confier.
• Que vous inspirent ces adieux ? « C'est étrange. Je suis à Donington, au milieu du motor-home, avec le cuir et mon casque à portée de main, et pourtant c'est fini. En toute sincérité, ça me démange. »
• Dans ce cas, pourquoi renoncer ? « Parce que mon corps dit stop. J'ai connu beaucoup de blessures durant ma carrière. Ça devient à chaque fois plus difficile de retrouver le rythme, le niveau de la compétition. L'idée de ne pas pouvoir piloter à cent pour cent, libéré, m'est insupportable. »
• La peur s'était-elle infiltrée sous le casque ? « Par la force des choses, oui. J'ai commencé à avoir de l'appréhension en piste. C'est comme pour un boxeur : à force de prendre des coups, on redoute d'être KO. Or, en moto, un KO peut être très dangereux. C'était hyper stressant. »
• Avez-vous cherché à repartir une fois de plus à l'assaut ou l'idée d'arrêter est-elle devenue une évidence ? « Après ma dernière chute (en Catalogne, lors des essais du GP d'Espagne), je me suis retrouvé à terre, touché aux cervicales, sans plus pouvoir respirer. Puis ç'a été direction l'hôpital. En Chine, c'est pareil : atteint à un avant-bras, j'ai failli perdre une partie du muscle. Je ne compte plus mes passages sur la table d'opération, je souffre de plein de problèmes au quotidien, de maux de tête... Autant de signes qui m'ont fait comprendre que le moment était venu d'arrêter. Je me suis toujours battu, mais là je rends les armes. »
• Qui dans votre entourage était au courant de cette décision ? « Mon épouse, qui a accompagné ma réflexion. Et mes parents. Qui avaient déjà intégré l'idée d'un arrêt. »
• A trente-trois ans, que retenez-vous de votre parcours ? « Seulement du positif. J'ai vécu des moments extraordinaires grâce au haut niveau, je me suis réalisé en tant qu'homme dans mon sport, j'ai remporté un titre mondial... Il reste beaucoup de plaisir. »
• Redoutez-vous la petite mort du champion ? « Plus maintenant. Je l'ai fréquentée pendant un an et demi, lorsque j'ai été tenu éloigné des circuits. Là, oui, j'avais du mal à envisager ma vie après le sport. A imaginer comment je pourrais me passer de l'adrénaline, qui était devenue ma drogue. Mais aujourd'hui, je suis plus serein. En paix avec moi-même. »
• L'avenir d'Olivier Jacque s'écrira-t-il sur les circuits ? « Oui, je continue avec l'écurie Kawasaki. En tant que pilote-développeur. L'opportunité s'est présentée, je l'ai saisie. On a simplement modifié l'intitulé du contrat. Un lot de consolation synonyme de transition idéale. »
• Le Grand Prix d'Angleterre va se courir et vous serez en bord de piste... « Exact, mais je reste serein. Ce sera peut-être un mauvais moment à passer. Mais à la fin du week-end, je sais qu'il y aura une libération. »


Pierre THÉOBALD.


Ne jamais se hâter ni tarder.

Nous travaillons tous la même laine mais nous tissons des tapisseries différentes.
   
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