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Re : Nouvelles de Spies -
30/03/2009, 16h49
Ben Spies
Rookie qui défonce tout en mondial Superbike
« Je dois apprendre la moitié des circuits »
Hyperprofessionnel, carnassier et sans complexe, l’Américain Ben Spies (prononcez Spizz) est devenu en seulement deux courses le favori 2009 du mondial Superbike.
Par Eric Malherbe.
Il ne mène pas encore le championnat du monde Superbike, pourtant, il est déjà le grand favori de la saison 2009, malgré un plateau plus fourni que jamais. Ben Spies a remporté trois des quatre premières courses de la saison et s’est adjugé les deux premières pole positions. Insolent sur la piste, regard noir et concentré dans le box, économe de son sourire comme de ses déclarations, l’Américain est l’archétype du sportif intérieur brut. Une masse impénétrable dont on épingle rarement les confidences. Crâne rasé, lunettes noires, mâchoire saillante, il a la panoplie du marine engagé en Irak. Spies a fait ses classes en Ama, remporté trois Superbike d’affilée devant l’ex-intouchable Mat Mladin et vient maintenant de donner la fessée à Haga, Biaggi, Checa, Corser et consorts. « Elbowz », comme on surnomme Spies outre-Atlantique, pour son style généreux et ses coudes au ras des vibreurs, est un pro qui ne laisse rien au hasard. Shooté au sport (vélo, natation, jogging …), il sait où il va et comment.
Imaginais-tu que ton début de saison serait plus difficile ?
On a bien travaillé cet hiver avec le team pour avoir une R1 2009 aussi compétitive que possible. Je n’aurais jamais déclaré que nous allions gagner dès l’entame du championnat, mais nous l’avons fait. Cette R1 a un potentiel impressionnant et je travaille avec de vrais professionnels. Chaque fois que nous sortons, nous améliorons les performances de la moto. Tant que cela marche dans cette voie, il faut persévérer.
C’est ta première saison en dehors des Etats-Unis. Combien de circuits du championnat connais-tu ?
Je dois en connaître sept, environ la moitié du championnat. Je n’étais jamais venu au Qatar, par exemple. J’ai appris la piste lors de la première séance d’essais libres jeudi matin, pendant que les autres travaillaient déjà sur les réglages de leur moto.
Comment expliques-tu que tu sois aussi rapide sur une piste où tu n’as jamais piloté ?
Je fais juste mon boulot. J’ai un très bon feeling avec la Yamaha et quand tout va bien sur la machine, que les bases de réglages sont bonnes, que tu as le bon étagement de boîte, que la moto est confortable, c’est déjà nettement plus facile d’apprendre le circuit rapidement. D’un autre côté, je n’ai pas le choix si je veux être compétitif.
Penses-tu qu’il est possible que tu deviennes champion du monde dès cette année ?
C’est l’objectif de ma saison, évidemment. Je ne sais si un pilote a déjà été sacré dès sa première année [si : l’Américain Doug Polen en 1991, pour sa première saison complète, ndr], mais je serais très fier d’y arriver. J’ai encore pas mal de circuits à apprendre et il y a de nombreux pilotes très rapides sur la grille. Il va falloir que je me batte jour après jour, week-end après week-end, contre des garçons comme Biaggi, Haga, Rea, Neukirchner. Jusque-là, je n’ai pas rencontré de grosses difficultés avec ma moto, mais je sais que sur certains circuits ça sera plus dur.
Ton principal adversaire pour le titre sera-t-il Noriyuki Haga ?
Il est sur la moto championne du monde et c’est un très bon pilote, très rapide et doté d’une grande expérience. Mais il y en aura d’autres. Je pense notamment à Neukirchner, sur la Suzuki.
Penses-tu que Haga sera suffisamment régulier tout au long de la saison ?
J’espère que non ! Et, dans ce cas, pour moi, ça serait une bonne nouvelle. Mais, il ne faut pas trop compter sur ses mauvais pas. Le championnat est si relevé cette année que, pour avoir toutes chances de remporter le titre, il faut être tout le temps devant. Lors de la première course en Australie, je suis sorti au premier virage. Ce n’est ni de ma faute, ni celle des autres pilotes. C’est un incident de course qui peut arriver à n’importe lequel d’entre nous, et cela se reproduira. Ce genre de situation pourrait faire basculer le championnat.
Après ces deux premières courses, comment juges-tu le niveau du Mondial Superbike comparé au championnat US ?
Il est très bon, beaucoup plus homogène. Ici, il y a vingt types qui se battent dans la même seconde. Si tu n’es pas dans un bon jour, tu peux rapidement perdre une dizaine de place. Ce n’est pas le cas en Ama. Il y a de bons pilotes, mais ils sont moins nombreux, le niveau est moins homogène.
Dernière modification par Red Bull ; 30/03/2009 à 16h59.
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