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Re : # 4 grand prix de france (le Mans) 15.17 mai 09 "motoGP"
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Par défaut Re : # 4 grand prix de france (le Mans) 15.17 mai 09 "motoGP" - 18/05/2009, 23h35

Je viens de revoir la course et effectivement, il a beaucoup de choses à dire

Le premier point important, ce fut évidemment la stratégie. Sur une piste humide mais séchante, il y a des signes qui doivent indiquer quand rentrer. Et l'analyse des temps au tour permet de déterminer assez facilement quand les pneus slicks prennent le dessus sur les pluies.
Je crois qu'il existe 3 méthodes pour déterminer le bon moment:

1ère méthode: La règle de 10s
Une chose qui semble inhérente à tous les circuits, c'est que "la règle des 10s" (marque déposée Gaz&Slide ) permet de déterminer à partir de quel moment les pneus slicks sont plus efficaces. Je m'explique... En gros, sur un tour de 1'40 environ, les pneus slicks deviennent plus rapide que les pluies lorsque les pilotes en pneus pluie arrivent à tourner à 10s des temps dits normaux et inversement dans le sens slicks -> humides. C'était déjà le cas lors qualifs 125 cette année au Mans, mais aussi lors des autres courses mi-dry/mi-wet. Bien sûr, ces fameuses 10s peuvent devenir 8 ou 12 en fonction du grip et de la longueur tracé mais globalement, c'est un excellent point de repère et çà s'est TOUJOURS vérifié par le passé (Motegi 2007, Phillip Island 2006, Mans 2007...). En sachant qu'un bon tour est en 1'35, il fallait attendre de commencer à tourner en 1'45 pour rentrer chausser les slicks. Et magie de la règle des 10s, çà correspond au tour 8, tour idéal défini par Bridgestone après course!

2ème méthode: Les temps qui descendent de plus en plus difficilement
Il y a un autre schéma qui est invariable: sur une piste séchante, les pilotes ont tendance à être très prudents au début, puis passent par la phase d'amélioration de temps au tour à coup de seconde(s), puis à un moment, gagner ne serait-ce que 3 dixièmes devient quasi impossible. Ca veut dire que les pneus pluies sont au max de leur possibilité et du coup, peut-être que les slicks sont plus adaptés. Au Mans, çà semblait être le cas dès le 6ème tour, c'est pourquoi même si le choix de Rossi (arrêt au 6ème tour) était risqué, il aurait pu être le bon.

3ème méthode: Copier sur les autres et regarder les temps de ceux en slicks et ceux en wet
C'est la théorie la plus conservatrice et la la moins risquée en matière de stratégie. C'est simple: au Mans, les pneus pluie étaient plus rapides sur les 9 premiers tours; le premier à avoir été plus rapide en slicks a été Melandri. Le désavantage, c'est que si on calque sa stratégie sur les autres, on perd environ 2 tours où on se met dans le bain avec ses nouveaux pneus slicks qui sont déjà plus rapides. Mais comme le temps perdu est minime (je dirais 4s), c'est une bonne solution pour ne pas être à côté de la plaque.

Bien sûr, il est possible de coupler ces 3 principes... vous verrez, çà marchera aussi sur tous les autres GP qui seront dans cette configuration météo.
   
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