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Re : Informations en Vrack
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Par défaut Re : Informations en Vrack - 19/07/2010, 05h27

GP D’ALLEMAGNE

Valentino Rossi, sacré génie


Image © Keystone
Valentino Rossi (à g.) n’a fini qu’à 4 dixièmes de Casey Stoner, après une lutte magnifique pour la troisième marche du podium.

On croyait avoir tout vu, tout dit et tout écrit à propos de Rossi. Hier, le roi de la moto a encore bluffé tout son monde
Jean-Claude Schertenleib - le 18 juillet 2010, 20h22
Le Matin



15 h 15, ce dimanche 18 juillet 2010. Dani Pedrosa, Jorge Lorenzo et Casey Stoner se dirigent vers le parc fermé installé au pied du podium. Le GP d’Allemagne MotoGP vient de se jouer en deux actes, le grave accident dont a été victime le Français Randy De Puniet ayant provoqué une interruption de la course après une dizaine de tours. Pour la troisième fois de la saison, l’Espagne remporte les trois courses du jour; pour la énième fois, on trouve deux Ibériques aux deux premières places. Pourtant, personne ne semble s’intéresser à ces images déjà vues, ressassées. Non, en ce dimanche 18 juillet, les regards sont dirigés vers le stand Yamaha, où le quatrième de la course vient maintenant parquer sa M1. Valentino Rossi en descend, plus facilement qu’on ne pouvait l’imaginer. Il tombe dans les bras d’un premier mécanicien, puis il embrasse Jeremy Burgess, le chef technicien. Le héros, c’est encore lui, Valentino, qui rejoint maintenant une chaise en boitillant, souvenir de sa double fracture ouverte de la jambe droite (accident au Mugello, samedi 5 juin dernier).
En bagarre pour le podium
Ce que vient de réussir Rossi est un morceau de bravoure. Non seulement il a résisté, mais surtout il s’est battu. Revenu sur Stoner, il s’est lancé dans un duel de tous les instants. A chacune de ses attaques, Stoner a contré. Une fois, deux fois, trois fois, Valentino Rossi s’est retrouvé en troisième position; il l’était encore à 150 mètres de l’arrivée lorsque le futur ex-pilote Ducati a passé une dernière fois. Résultat: moins de 4 dixièmes entre les deux hommes. Moins de 4 dixièmes entre un garçon en parfaite santé et un champion qui n’avait plus piloté une machine de GP depuis 40 jours: «Mon Dieu, je ne m’attendais pas à cela. Cinquième? Sixième? Peut-être, mais être capable de me battre pour le podium, ça, non, je ne l’avais pas imaginé. Au début, à chaque changement de direction, je ressentais une douleur dans ma jambe. Mais, à la fin, la bagarre avec Stoner était tellement sympa que j’ai tout oublié.»
Dernière précision chiffrée du sacré génie: Valentino Rossi a signé hier le deuxième meilleur chrono en course. Devant son équipier Jorge Lorenzo…



Thomas Lüthi: «J’oublie la moto pour deux semaines»
On pensait le retrouver bougon, fâché envers lui-même, en rage avec le monde entier. Mais non, Thomas Lüthi est relax. Ou plutôt soulagé d’en avoir terminé avec ce week-end qui avait commencé avec d’insolubles problèmes et qui s’est terminé de la pire des façons: une chute après un contact avec l’arrière de la MZ de l’Australien Anthony West… dix-huitième place en jeu. Pas vraiment un scénario digne d’un prétendant au titre mondial: «La période que je viens de vivre, avec cinq courses et une opération en un peu plus de six semaines, a été très pénible. Là, c’est décidé: j’oublie la moto jusqu’à mon départ vers Brno, mi-août. Quelques jours à la maison, puis je m’en vais à la plage, avec Fabienne, ma compagne. L’heure est venue de recharger les batteries.»
Son GP d’Allemagne s’est terminé au douzième tour: «Le Russe Ivanov (l’équipier du leader du championnat et vainqueur de la course, Toni Elias) a tout fait pour me fermer la porte; j’ai essayé de m’enfiler dans un petit espace, mais je me suis retrouvé pris en sandwich entre lui et West, que j’ai touché.» Petite fin, pour un tout petit week-end. «J’ai passé par la clinique mobile, mais tout est OK, si ce ne sont quelques contusions à la hanche et dans le bas du dos», reprend Tom. Qui a toujours su faire son autocritique, et qui ne va donc pas se lancer dans la chasse à d’improbables sorcières; même si, on se dit qu’Ivanov, en participant indirectement à l’élimination de Lüthi, a fait un joli cadeau à son numéro un, Elias: «Il n’y a rien eu d’antisportif dans le comportement du Russe. Si j’ai été incapable pendant les essais de rouler assez rapidement pour me retrouver avec des gens d’un autre niveau, ce n’est pas son problème, c’est le mien.»
Lüthi, qui reste deuxième du championnat, a joué son deuxième joker. Elias, lui, a encore toutes ses cartes en main…
J.-C. S.


mange un castor tu sauves un arbre
   
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